Etat de services d’Ernest AVELINE

Ernest Louis Emile AVELINE, né le 12 août 1890 à Saint-Martin-des-Bois,  est le fils d’Auguste Jules, cultivateur, et de BOURGOIN Marie Elisabeth Mélanie. Il effectue son service militaire au 46ème Régiment d’Infanterie à partir du 9 octobre 1911. Il se marie le 8 juin 1914 à Villerable avec Esther VAUDOUR. Il est rappelé à l’activité par décret de mobilisation du 1er août 1914 et arrive au 46ème R.I. le 3 août à Fontainebleau (Seine-et-Marne). Son Régiment fait mouvement par voie ferrée vers le front et débarque le 8 août à Banoncourt (Meuse). La première bataille s’engage dans la soirée du 21 août. Le combat est très dur, l’ennemi possédant de l’artillerie lourd face aux canons de 75 des Français. Le 22 août, l’ordre est donné de battre en retraite. Le 30 août, un nouvel engagement a lieu à Fossé (Ardennes); les Allemands cherchent à déboucher d’un bois et le 46ème charge par trois fois à la baïonnette et remporte les assauts au prix de 900 hommes hors de combat. Le 7 septembre, autour de Vassincourt (Meuse) pendant quatre jours le combat fait rage. Le village est perdu, puis repris en une brillante charge, puis encore reperdu. Du Régiment il ne reste que 6 à 700 hommes   qui se rassemblent le 11 septembre à Chardogne (Meuse). Mais les Allemands sont épuisée et creusent des tranchées; les Français les imitent.

Après un court repos, le 46ème reçoit l’ordre fin octobre de se positionner face à Vauquois (Meuse) où il restera jusqu’en juillet 1916. Les premiers mois sont durs à supporter. Les premières lignes françaises sont à portée de grenade. Les Poilus se mettent à creuser des sapes et s’enterrent dans des abris sûrs. C’est la guerre des mines qui commence.  Le 23 mai 1915, la première mine allemande explose, mettant près de cent hommes hors de combat. Dans les jours qui suivent, les Français répliquent de la même manière. Sur cette butte qu’ils ont conquise et où, pendant des mois le même combat va se dérouler sans interruption sous le feu des « minenwerfers » , les soldats du 46ème décrivent l’une des plus belles pages glorieuses de l’Armée française.

Le 19 octobre 1916, Ernest AVELINE passe au 168ème R.I. qui est au repos dans la région de Francheville-Saillon (Meurthe-et-Moselle) pour y recevoir d’importants renforts. Fin novembre 1915, son Régiment se rend dans le secteur de Rambervillers (Vosges) pour une période d’exercices et de réorganisation. Le 3 janvier 1916, il monte en ligne sur Reillon (Meurthe-et-Moselle) et occupe quelques endroits où, par suite de la proximité des lignes, torpilles et obus s’écrasent sans relâche. C’est là qu’Ernest AVELINE est tué à l’ennemi le 10 janvier 1916. Mort pour la France.

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