Exposition “ENTRE LES 2 GUERRES” du 2 au 8 décembre 2019 à la Salle des Fêtes de Montoire

“Entre 2 guerres”, d’une guerre à l’autre de 1919 à 1939.

 

La France plonge dans une ère festive marquée par la joie de vivre,

un mouvement d’euphorie et de libération envahit le pays, le peuple français redécouvre le plaisir de s’amuser et toute la société retrouve un intérêt pour la culture. Les années 1920 deviennent les années folles, synonymes d’un bouillonnement et d’une effervescence. La France continue à se reconstruire et à panser ses plaies. Les Français commencent à retrouver le goût de vivre sereinement après des années de guerre et de privations. Un vent radicalement nouveau semble souffler sur le pays. Paris constitue l’épicentre de ce frémissement joyeux et festif, qui point à l’aube des années 1920.

Une exposition constituée de souvenirs, de reconstitutions, de panneaux, d’objets, de documents, de journaux,… qui dressent un véritable panorama des phases essentielles de la période de l’entre-deux guerres à Montoire. Une conférence de Bernard Perraillon  aura lieu à la médiathèque le 3 décembre à 18h.

Les français se rendent compte des bouleversements politiques et sociaux qui agitent cette période transitoire : la nouvelle carte de l’Europe de l’après-guerre, l’émancipation des femmes, le pacifisme… L’exposition retrace également l’évolution de la société française depuis la reconstruction jusqu’au Front populaire. Elle présente aussi le bouillonnement artistique et culturel des “Années Folles” et les progrès accomplis pendant deux décennies. Il est temps de tourner la page !…

Pendant que les hommes se battaient au front, les femmes ont vu leur vie bouleversée par ce conflit. À la ville comme à la campagne, elles ont dû prendre la place de leurs maris ou de leur fils partis au combat sur tous les fronts. Dans la mémoire collective française, contrairement aux idées reçues, on a souvent pensé que cette période avait permis aux femmes de s’émanciper, bien au contraire. Les femmes deviennent indépendantes par le travail et leurs relations sexuelles, y compris homosexuelles. La mode vestimentaire et capillaire a changé. Les jupes et les robes sont raccourcies et certaines femmes se font couper les cheveux à la « garçonne », au carré, mais cela ne signifie pas que leur vie a été révolutionnée. Les jeunes filles vont aider leurs mères dans les œuvres de charité, ou se mettre à travailler…

Dans un premier temps on a besoin de la mobilisation des femmes au travail pour faire vivre le pays et approvisionner le front. Des femmes ont alors la possibilité nouvelle de travailler et de gagner leur vie, d’autres d’exercer un métier plus rémunérateur, même si la société considère ces opportunités comme temporaires et les voient comme des remplaçantes.

Par ailleurs, la guerre a créé beaucoup de souffrance chez les femmes à travers l’épreuve de la solitude et du deuil. Il y a 600 000 veuves qui doivent, dans la douleur, apprendre à se débrouiller seules. Celles dont l’époux ou le fils reviennent du front ne vont pas toujours reconnaître le même homme. Leur souffrance n’est pas vraiment reconnue et traitée à l’époque, et ils vont rendre la vie de leur famille difficile.

Arrivent les années 20, ce sont les « Années Folles » qui succèdent à la « Belle Epoque », des années qui se termineront avec le début la grande dépression en 1929 et le krach boursier de Wall Street qui se répercuta sur l’Europe tout entière. Après l’expansion, les Français doivent désormais faire face à la crise économique…

On fait la fête pour se moquer de l’ennemi, se consoler et se donner du courage, pour s’étourdir, pour se distraire, pour être tenu(e) dans des bras, pour oublier, pour braver, pour laisser derrière soi les tourments de la guerre, mais aussi pour le plaisir de tourner, dans un sens puis dans l’autre, de danser le be bop, le lindy hop, la rumba, la java, etc…

Une génération nouvelle rêve d’un monde nouveau et meilleur en proclamant « Plus jamais ça ! » mais les responsables français, ayant la mémoire courte, recommenceront quelques années plus tard avec la Seconde Guerre Mondiale.

On propose alors de nouvelles griseries sur fond de musique… Arrivent le jazz, la radio et bien d’autres nouveautés qui vont créer une formidable croissance économique. L’extravagance, le surréalisme, le progrès font place à l’Art Déco. La fête bat son plein dans la capitale. L’art du divertissement s’accentue. Divers domaines vivent une influence artistique : de l’électroménager à l’industrie, en passant par la culture, le sport, l’art, la technologie, le mobilier et la décoration …et essentiellement la musique.

Une révolution culturelle s’annonce. C’est la renaissance des revues, des cabarets, des cafés-concerts, des brasseries, des guinguettes, des dancings, des « baluches », car dans toutes les régions les français(es) ont une envie folle de se divertir et de s’amuser, en un mot de « faire la Fête » pour oublier.

Des tournées théâtrales s’organisent à la ville comme à la campagne ; on se souvient de Joséphine Baker, une artiste emblématique des années folles, de sa « Folie du Jour » en 1926 sur fond de « La petite Tonkinoise »…  on se souvient aussi d’Erik Satie dont l’opérette et les mouvances musicales firent les beaux-jours des bals-musettes et des guinguettes.

Après la “Belle Epoque” on parle de Music-Hall ; il n’y a pas encore la télévision, les soirées se passent dans les restaurants, les cabarets, les brasseries, les débits de boissons, qui vont faire les affaires de nos patronnes emblématiques… L’univers nouveau de la chanson c’est celui de la rue, des javas, des tangos et des bals populaires, des mariages, des banquets. Une culture populaire provinciale qui connait un succès croissant et finit hélas au début des années 30…

Le peuple français est en liesse, la France fredonne sur tous les tons les lendemains qui chantent. C’est la période nouvelle de la guinche “Casquettes et Guinguettes – Succès et Vedettes”…
Se souvenir pour ne jamais oublier car la mémoire a tendance à s’effacer avec le temps, c’est pourquoi il est plus que jamais important d’entretenir la flamme du souvenir.


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