Conférence Bernard PERRAILLON – 1918

A la fin de 1917, l’issue de la guerre est très incertaine. Il ne se dessine pas entre les deux camps de supériorité manifeste propre à hâter la fin de la guerre. Deux facteurs déterminants vont influencer les évènements en 1918. A l’est la Révolution bolchevique en Russie va permettre à l’Allemagne de se dégager du front de l’est de l’Europe et de ramener à l’ouest une cinquantaine de divisions, ce qui va lui conférer une forte supériorité numérique. Le deuxième élément est le rythme soutenu de la montée en puissance du corps expéditionnaire américain qui, en quelques mois, va devenir un élément tangible dans le décompte des forces en présence.

Ces deux éléments vont peser lourd dans la stratégie des Allemands qui vont essayer de forcer à leur profit l’issue de la guerre, mettant en œuvre une série d’offensives aux objectifs extrêmement ambitieux, pour prendre les Alliés de vitesse avant que l’appui de la puissance américaine devienne pour ceux-ci un élément suffisamment déterminant.

Le camp allié va compenser juste à temps sa deuxième faiblesse majeure : l’absence d’unité de commandement entre Britanniques, troupes du Commonwealth venues leur prêter main-forte, Français et Américains. Le général Foch prend la tête des forces alliées en mars.

En parallèle avec les offensives sur le terrain, les Allemands vont mener de actions destinées à démoraliser les populations de la région parisienne : bombardements par l’aviation qui vont faire un nombre de morts et de blessés notable, bombardements répétés par des canons géants d’une portée inconnue jusqu’alors : 120 km. Par contre, ils ne verront pas dans l’avènement des tanks un élément décisif.

Du 31 mars au 17 juillet , il y aura 5 offensives allemandes connues sous le nom de batailles du Kaiser.

Les Allemands vont échouer dans leurs tentatives de bloquer les ports de la Manche, encercler les Britanniques, empêcher les Français et Américains de venir à leur secours, prendre Paris pour forcer les Français à capituler.

Néanmoins, ils s’approchent jusqu’à 70 km de Paris.

En juillet, ces échecs successifs vont donner le signal d’une contre-offensive des Alliés qui vont bousculer les défenses de la ligne Hindenburg et ne cesseront de reprendre les territoires conquis par les Allemands. Les tanks et l’aviation pèsent de plus en plus dans les opérations.

En octobre, la révolution gronde en Allemagne, forçant Guillaume II à abdiquer et se réfugier aux Pays-Bas.

L’armistice sera signée le 11 novembre, en forêt de Compiègne.

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